14 août 2007
Espace intérieur
Comme un petit animal de compagnie ![]()
Intime et inséparable,
Qui envahit le présent.
Constamment en éveil,
Elle est affable et vipérine,
Sensée ou Fantasque.
La pensée,
Qui accapare et obstrue la conscience,
Occupe le champ de l’esprit,
… Limite notre espace intérieur.
Trois petits tours ...
Un beau jour, il n’en restera rien 
Toute cette technologie, belle et … impuissante
A nous rendre libre
Deux heures de temps à vivre
Encore trop long pour aimer, rire ou chanter
Avant la guerre terminale
Trois petits tours de terre
Des souvenirs pour l’éternité
Et adieu chère humanité
La forêt
Silence harmonieux d’un matin paisible 
Un rayon de lumière darde au travers de l’épais feuillage
Des grands arbres.
L’eau, un peu boueuse, coule
Sur les pierres moussues
Les petites algues vertes se bercent en cadence
Sous les tourbillons irréguliers et éphémères de l’onde
Un vent léger agite les herbes
Du bord de la rivière
Une feuille, en silence tourbillonne et tombe
Sans un bruit,
Sur l’eau
Hôtes amicaux du tronc à terre,
Les petits champignons
Jacassent en silence,
Commentant la petite musique de la forêt.
Voyage
C’est un nouveau jour, ![]()
Plein de désirs et d’espoirs
Occasion renouvelée
Sans cesse
Jour après jour,
Elle est certaine que demain sera celui
Où elle rejoindra enfin,
Le torrent proche, pour aller goûter les joies
Et l’exaltation, des cascades infinies,
La petite pierre au bord de l’eau,
Comme nous,
Attend.
Son heure
Calmement,
en silence.
Sans une plainte, sans un cri, …
Elle n’en espère pas moins,
De tout son être,
Que ce grand voyage puisse arriver.
Cathédrales
D’une ère lointaine, de sagesse et de bruits, 
Géants éclairés d’une lumière intérieure,
Les cathédrales sont des vaisseaux
Lancés dans le voyage immobile du temps
Regardant nos vies,
Le tourbillons des siècles,
Le vent et la pluie qui les fouettent,
Monstres silencieux, aux yeux de verres,
Séquoia de pierre, dans l’infini forêts de nos cœurs.
Chemins
Sur les chemins, son destin dans les pieds, 
Seigneur nomade à la peau basanée,
Nourri de mûres et d’eau de pluie, Il écoute,
La petite voix des arbres,
Qui conte l’histoires secrète et ancienne
Des peuples végétaux,
Vieilles légendes, survivance d’une lande désolée
Remplie de l’écho des siècles
Traversée par l’épopée des hommes, de leur sang.
Bordés d’arbres, ombrés ou nuiteux,
Pleins de vents, d’eau, de murmures retenus,
Les chemins parlent au vagabond.
Haïffos
Sèche, désespérée, Haïffos chante en Hébreu 
D’antiques mélodies enfantines,
La lande Celtique recèle de mystérieuses femmes
Hors de leur siècle, de leur terre
Hogarn, le magicien Celte
Amoureux d’Haïffos, l’y a invité à séjourner
Hogarn, au grand cœur, le gardien du temple
Invitant le sorcière impie
Amoureux d’une étrangère
Transmigration
Dans la demeure aux yeux de chats, 
Sous la protection des orphiques et du pieux Pythagore
Käa en fin de vie,
préexistant
Embaumé,… veillé par ses proches,
Il s’élève, infiniment lentement
Imperceptiblement,… Vers le Samsara
Toujours mort et toujours vivant
Maintes fois ressuscité dans un cycle sans fin
…, Eternellement
Cantique
Près du vieux Jacaranda 
Un prodigieux sommeil m’a élu compagnon.
De fabuleux animaux m’ont souris, enjoués et sereins
Des géants, à l’allure avenante y soupaient.
Un oiseau, aux ailes diamant priait, les mains jointes
Plein d’une ferveur oublieuse
Farouchement, Mille centaures, braves et forts luttaient
Tandis que les nuages me parlaient
Narrant leur périple circum-terrestre
La douceur de leur nuit, la rage mordante du soleil
Et leur chimérique épopée.
Le sage ésope et Syrmante le hableur
M’ont prodigués ruses et conseils
…. A mon réveil, je taisais ce voyage
Mais ce jour m’en souvint une éternitéLeurs histoires me hantent
Me nourrissent de leur merveilleuse magie
Ce monde si vivant me manque parfois
Id est Santimonium
Sombres arcades de vieux temples bruissant d’une prière muette et impie 
Inquiétant murmure du Sanctimonium de l’après Pâques
Pénitence,
Cent jours avant et cent jours après devra s’y damner
Le paradis maudira si s’en médit de gré en for et âme.
Devra, séant, sa jeune épouse offrir en indulgence.
Sacrifices rituels, re-mémorance d’une ère pré-catholique
Pratiques d’époques sombres de druides et de Chamans.
Id es Sanctimonium, Qui le connaît disparaît
Niez, à feu cuire, en avoir entendu, ou jugé pour le malin serez.
